Près de la moitié des jeunes aimeraient exercer un métier scientifique ou technique
I – Enseignements barométriques : des avancées scientifiques perçues comme utiles… mais moins comme partagées
68% des Français estiment profiter des progrès scientifiques — un niveau stable mais profondément inégal selon les groupes sociaux : 82% des cadres contre 62% des ouvriers, 72% des hommes contre 63% des femmes.
Seuls 54% pensent que le progrès bénéficie à une population de plus en plus large — soit 7 points de moins en deux ans, signe d’un recul net de l’idée d’un progrès “pour tous”.
L’IA reste majoritairement décriée (57% d’opinions négatives) et entraîne avec elle une baisse de confiance envers les robots (44%, –5 pts) et la voiture autonome (25%, –6 pts).
Sur les énergies, l’éolien continue de s’éroder (–4 points en un an) et se retrouve désormais au même niveau que le nucléaire, dont l’image, elle, reste très élevée après son spectaculaire redressement des années précédentes.
II – Jeunes : les maths sont aimées… mais elles font peur
Les maths sont la matière préférée des jeunes (21%), devant l’histoire-géographie (16%) et le français (13%).
Mais 32% se jugent mauvais en maths, et 34% en physique-chimie : la discipline attire… tout en impressionnant.
Différences filles/garçons :
– 26% des garçons citent les maths comme matière préférée, contre 15% des filles ;
– 74% des garçons se disent bons en maths (vs 59%), 70% en physique-chimie (vs 60%).
L’utilité des maths est reconnue, mais moins clairement que chez les adultes :
– 53% les jugent utiles dans la vie quotidienne (vs 65% des Français),
– Et 44% pensent qu’elles servent surtout à sélectionner (vs 33%).
Le vivier scientifique est majeur : 45% des jeunes envisagent un métier scientifique ou technique — et 64% lorsque leur matière préférée est scientifique.
Premier frein : la peur de ne pas avoir le niveau (39%, 50% chez ceux qui se déclarent “mauvais” en maths).
Décrochage au lycée : la proportion de jeunes se disant très bons en sciences chute de 50% à 42%, et l’envie d’un métier scientifique passe de 47% à 40%.
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