Les conflits mondiaux pèsent sur l’optimisme des dirigeants français à l’international
Des prévisions d’investissements en hausse mais de vives inquiétudes liées aux conflits internationaux et à la politique commerciale des USA et de la Chine
62% des dirigeants français à l’international sont confiants concernant le climat économique dans leur zone et près de la moitié d’entre eux (43%) prévoient d’augmenter leurs investissements en 2026.
Mais ils sont très préoccupés par l’instabilité politique et les conflits internationaux : cette année c’est de loin le risque le plus important qu’ils identifient pour leur activité (76%).
Les Etats-Unis sont perçus comme le pays constituant la plus grande menace pour l’économie mondiale (84%) nettement devant la Chine (74%) et la Russie (58%).
Dynamiques territoriales : alors que les zones Asie-Pacifique et Amérique du Nord sont jugées plus attractives économiquement, l’UE et la France suscitent des réserves
La zone Asie-Pacifique (61%) est considérée comme la plus attractive pour développer une activité ou investir en 2026, devant l’Amérique du Nord (45%).
Concernant l’Union européenne, seuls 47% des dirigeants la perçoivent comme une zone attractive pour investir ou développer une activité.
Quant à la France, si 69% considèrent que c’est une « Terre d’innovation et de business »… 48% jugent que c’est de moins en moins le cas.
Résultat, dans ce contexte critique, 63% des dirigeants internationaux n’envisagent pas un retour d’activité en France dans les deux prochaines années.
Projets pour 2026 : s’appuyer sur le partage d’expériences entre pairs, recruter des profils locaux et continuer à développer progressivement l’intégration de l‘IA
9 dirigeants internationaux sur 10 estiment que le partage d’expérience entre pairs est important pour valider leurs décisions stratégiques.
Sur le plan des RH, le recrutement de profils locaux sera une priorité pour 84% des dirigeants à l’international en 2026.
Aujourd’hui, uniquement 1/3 des dirigeants indiquent que l’IA à un rôle déterminant dans leur stratégie globale (32%). Dans leurs organisations, son intégration se situe plutôt à un stade opérationnel, en soutien à la productivité interne (45%) ou à un stade exploratoire où ils observent et testent quelques outils (32%).
Pour Benoit Buridant, CEO & Co-fondateur de Frenchfounders : « Quand on dirige une entreprise à l’international en 2026, on n’a pas peur des marchés. On a peur de décider seul dans un monde illisible. Les dirigeants que nous avons interrogés jugent la politique commerciale américaine menaçante et citent l’instabilité géopolitique comme leur premier frein. Et pourtant, presque la moitié prévoient d’investir davantage cette année. Pas parce qu’ils sont inconscients – mais parce qu’ils sont connectés à ceux qui savent, les dirigeants de notre réseau à l’international. »
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