Le meeting d’Edouard Philippe le 5 juillet prochain sera décisif : son étoile a nettement pâli dans l’opinion, mais il est le mieux placé au centre
57% des Français ont une « mauvaise opinion » d’Edouard Philippe, contre seulement 43% qui ont une bonne opinion de lui. Sa popularité a chuté de 11 points en deux ans et de 20 points en 6 ans !
6 Français sur 10 ne le trouvent ni « charismatique » (60%) ni « proche des gens » (61%) et surtout 54% pensent qu’il n’a pas « une stature présidentielle ». Depuis septembre 2020 on enregistre une chute de 17 points sur son « autorité » et son « dynamisme » et de 16 points sur sa « compétence » perçue et son « charisme ».
Par ailleurs, les Français souhaitent une « rupture » avec le Macronisme et ne pensent pas qu’il pourrait l’incarner : 80% veulent que le futur Président mène une politique différente de celle d’Emmanuel Macron, or 64% pensent que s’il était élu, Edouard Philippe mènerait la même politique que lui
S’il était élu, les Français pensent qu’il serait un « mauvais » Président dans tous les domaines clés testés : la sécurité (59%), l’immigration (67%) le pouvoir d’achat (67%), les retraites (66%) et les finances publiques (60%)
D’ailleurs 58% des Français pensent qu’il serait « un mauvais candidat » pour représenter le camp présidentiel à l’élection l’année prochaine
La tâche d’Edouard Philippe s’annonce compliquée… mais il dispose toujours de deux atouts importants dans l’opinion :
D’abord, sur tous les indicateurs, il est toujours plébiscité par les sympathisants du centre (Renaissance, Horizons et MoDem) : 90% ont une bonne opinion de lui, 93% le jugent « compétent », 84% lui voient une « stature présidentielle » et, 89% qu’il serait « un bon candidat ». Les sympathisants LR sont eux-aussi une majorité à le penser.
Ensuite, malgré son recul dans l’opinion, aucun concurrent au sein de ce camp n’est perçu comme un meilleur candidat que lui pour son camp. Attal accuse un retard de 9 points auprès des Français et de 26 points auprès des sympathisants du centre.
Le retour en grâce est donc encore possible et son meeting du 5 juillet arrive à point nommé pour lui permettre un éventuel rebond, à neuf mois de la présidentielle. Pour lui, l’enjeu, est de taille.
Dans son analyse des réseaux sociaux, notre partenaire de Backbone Veronique Reille-Soult observe que bien qu’incontournable lorsque la présidentielle est évoquée sur les réseaux sociaux, Edouard Phillipe suscite peu d’enthousiasme chez les internautes et apparait surtout comme le candidat de la raison dans un contexte anxiogène : « c’est le candidat le plus raisonnable et le plus logique pour éviter les extrêmes. Si je vote pour lui c’est juste pour éviter le pire, pas vraiment pour lui ».
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