Bilan post-municipales : Mélenchon est le boulet de la gauche et la primaire est privilégiée à droite
Seul le RN est perçu par les Français comme étant le « gagnant » (60%) des municipales. Les vainqueurs « objectifs » (en voix et en nombre de villes) comme le PS (67%) et LR (61%) sont au contraire perçus comme des « perdants ». C’est désormais aussi le cas de LFI (67% « perdant ») dont l’étoile a nettement pâli en une semaine (-14 points depuis le 1er tour).
C’est sans doute là l’effet des alliances d’entre-deux-tours entre le PS et LFI que 67% des Français réprouvaient dans notre sondage de la semaine dernière. D’ailleurs, à l’avenir pour les prochaines échéances électorales, 71% des Français et surtout 63% des sympathisants PS sont opposés à une alliance des partis de gauche incluant LFI, alors que 76% d’entre eux sont favorables à une alliance de toute la gauche sans LFI !
Le problème vient sans doute moins de LFI que de son leader : les trois quarts des Français et des sympathisants de gauche – hors LFI – considèrent en effet que Jean-Luc Mélenchon est un « boulet », jugeant qu’il est bien plus un « handicap » qu’un « atout » pour la gauche (84% des PS le pensent) et même pour son propre parti (76%) !
Pour choisir qui sera le candidat LR à la présidentielle, 84% des Français et surtout 70% des sympathisants LR privilégient une primaire plutôt que la désignation directe de Bruno Retailleau (privilégiée par 13% des Français et 27% des sympathisants LR). Les sympathisants LR sont deux fois plus nombreux (47% vs 23%) à privilégier la primaire « ouverte » aux sympathisants plutôt que « fermée » et réservée aux adhérents…
… mais les sympathisants LR ne souhaitent pas que cette primaire soit ouverte à toutes les candidatures : pas question pour eux de l’ouvrir à des candidatures issues de Renaissance ou de Reconquête ; ils souhaitent que « leur primaire » ne comporte que des candidats LR (69% y sont favorables vs 31% opposés) ou issus de LR comme Edouard Philippe et ses amis d’Horizons (69% vs 29%).
Dans son analyse des réseaux sociaux, notre partenaire de Backbone Véronique Reille-Soult, observe que les internautes expriment également leur rejet des manœuvres politiciennes, regrettant un « défilé de noms » et des « accords d’appareils et des bagarres pas à la hauteur de l’enjeu ». A la différence des Français, ils se méfient par contre des primaires vues comme des sources de division : « comment se réconcilier quand on s’est copieusement critiqué ? ».
Accédez à l’ensemble de nos sondages et n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez disposer de plus amples informations.