La France est championne d’Europe de l’épargne et bonnet d’âne en termes de compétences sur les placements et l’épargne
La France est dernière de la classe en Europe en termes de compétences sur les placements et l’épargne :
Français, Allemands et Britanniques nous voient comme les moins compétents des 3 grands pays européens dans ce domaine : La France est dernière avec 12% de citations, le Royaume-Uni est 2ème avec 36% et l’Allemagne est 1ère avec 51% des suffrages.
D’ailleurs, une majorité de Français (51% vs 48%) se pensent « incompétents » sur les questions d’argent et de placements, alors que les Allemands (53% vs 46%) et les Britanniques (76% vs 24%), eux, se sentent à l’aise sur ces sujets.
De fait, seule une minorité de Français pense savoir précisément « ce qu’est une action » ou « comment fonctionne l’inflation » (48% en moyenne) alors que leurs voisins européens, eux, sont une majorité (53% à 63%) à estimer le savoir.
Or, le fait que les Français ne se sentent pas à l’aise avec l’économie a des conséquences sur leurs comportements d’épargne et leur aversion au risque :
Alors que nous sommes les champions de l’épargne – 56% des Français épargnent tous les mois, en moyenne, 15% de leurs revenus mensuels – nous « gâchons » cette épargne
En effet, 64% des épargnants avouent avoir de l’argent qui « dort » sur leur compte courant (et souvent, beaucoup d’argent) et 71% fuient le rendement en assurant qu’ils préfèrent un placement « sécuritaire avec un taux d’intérêt assez faible » plutôt qu’un placement « moins sécuritaire mais avec un meilleur potentiel de rendement ».
C’est particulièrement vrai s’agissant des placements en vue de la retraite :
Contrairement aux Allemands (53%) et aux Britanniques (56%), les Français (43% vs 55%) ne savent pas que pour des placements de long terme en vue de leur retraite, il est préférable de placer son argent sur des placements dynamiques.
Ils ne savent pas non plus qu’ils « disposeraient d’un capital plus important au moment de leur retraite en investissant dans ces placements dynamiques » et, du coup, ils le font moins (-7 à -9 points) que les Allemands et les Britanniques.
La bonne nouvelle est qu’il existe des solutions pour les aider à « mieux épargner » :
D’abord, l’école a un rôle à jouer : 79% des Français souhaiteraient que l’école propose davantage de cours sur ces notions de microéconomie, de placements et d’épargne.
Ensuite, ils sont demandeurs de conseils : 67% trouveraient utile que des professionnels de l’épargne les aident à mieux placer leur épargne.
Ces conseils seraient particulièrement utiles à des « moments de vie » précis auxquels nous sommes tous confrontés : héritage (71%), retraite (69%), achat immobilier (68%)…
Or mener ces actions pourrait changer bien des choses : 57% des épargnants réticents à l’égard des placements dynamiques seraient prêts à changer d’avis et à investir dans de tels placements si des professionnels de l’épargne le leur conseillaient.
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