Stress hydrique : 4 maires sur 10 s’inquiètent pour le prochain mandat
Le stress hydrique sera un défi majeur de la prochaine mandature, identifié aussi bien par les élus que par le grand public.
36% des maires pensent que leur commune pourrait être confrontée à une situation de stress hydrique pendant le prochain mandat municipal. L’inquiétude sur ce sujet atteint même 45% chez les maires de villes moyennes et grandes et 48% chez les élus du quart Sud-Est de la France.
Et cette préoccupation est toute aussi élevée chez les Français. 39% d’entre eux estiment qu’une situation de stress hydrique pourrait arriver dans leur commune dans les 6 prochaines années. L’attention portée à cette thématique varie par ailleurs très fortement selon les générations, passant de 49% d’inquiétude chez les moins de 50 ans à 30% chez les 50 ans et plus.
Dans leurs communes, les maires français attachent aujourd’hui une vigilance aussi importante à la raréfaction de l’eau qu’aux inondations et à la protection des biens et des personnes.
37% des maires disent que c’est aux inondations et à la protection des biens et des personnes qu’ils sont les plus vigilants, contre 34% se disant plus particulièrement attentifs à la raréfaction de la ressource en eau et aux solutions de réemploi… quand 29% indiquent être aussi vigilants à l’un et à l’autre de ces sujets.
La prévention des inondations et la protection des biens et des personnes prime cependant dans les plus grandes villes. Au sortir d’un été marqué par de nombreuses perturbations climatiques, 50% des maires des villes moyennes et grandes disent être prioritairement vigilants aux inondations et à la protection des biens et des personnes contre 27% privilégiant la raréfaction de la ressource en eau et les solutions de réemploi.
Concernant le prix communal de l’eau, plus de 6 maires sur 10 seraient favorables à un prix qui soit identique sur tout le territoire (66%) et qui varie en fonction de l’usage (61%). Encore réservés sur des innovations dans ce domaine, ils s’opposent en revanche majoritairement à la perspective d’un prix variant en fonction du stress hydrique (55%) ou du budget des familles (62%).
Pour Frédéric Bernadet, Directeur général de SADE : « Le stress hydrique n’est plus une hypothèse lointaine : il devient une réalité à anticiper. Les élus locaux sont en première ligne pour préparer des solutions durables. Nos métiers du cycle de l’eau sont essentiels dans un tel contexte. Plus que réparer, nous sommes des experts dans les solutions globales de financement, construction, régénération et exploitation des infrastructures du cycle de l’eau ».
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