Baromètre Santé 360 : La santé connectée

smallQuelques uns des résultats les plus saillants de cette enquête ont été présentés ce matin à Sciences Po en présence de la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, et ont été publiés dans le Figaro santé de ce jour et diffusés à l’antenne de France Inter. En voici les principaux enseignements :

 

1 – A front renversé :

Alors que les Français pensent que pour que la médecine soit efficace, les patients doivent laisser faire les médecins, les médecins – eux – pensent qu’il faut au contraire que les patients interviennent le plus possible dans leur traitement.

 

2 – Les objets connectés sont sous-utilisés au regard de leur potentiel d’accueil dans la société :

Les objets connectés ne sont aujourd’hui prescrits qu’à 5% des patients alors que le haut niveau d’utilisation et de familiarité des Français à ces objets permettrait d’en étendre largement l’usage… les médecins sous-estimant largement la capacité de leurs patients à accepter ce type d’objets.

 

3 – Les objets connectés sont jugés particulièrement adaptés à nombre de patients :

Et tout particulièrement à ceux souffrant d’ALD et de maladies chroniques… dès lors les objets connectés médicaux liés aux maladies respiratoires et à l’HTA sont ceux qui sont le plus souvent cités comme utiles

 

4 – Il existe un fort consensus sur l’utilité des objets connectés :

Les Français, les médecins et les patients sont quasi-unanimes à percevoir la santé connectée comme une opportunité pour la qualité des soins

 

5 – La santé connectée séduit, mais elle fait peur aussi :

Un quart à un tiers des médecins et des patients perçoit la santé connectée comme une menace pour la liberté des patients, et un sur deux comme une menace pour le secret médical

 

6 – Comment développer la santé connectée :

Patients et médecins considèrent que mieux informer les médecins est la clé n°1 pour développer l’usage des objets connectés. Les autres pistes concernent la meilleure adaptation du service lui-même, et – pour les patients – de meilleures garanties sur la confidentialité des données

 

Bref, meilleure pédagogie du médecin, notamment sur ce que son patient accepterait voire souhaiterait en matière de santé connectée, réassurance du patient sur la confidentialité et le secret médical, et invention ou développement de nouveaux services associés sur les objets connectés – notamment « around the data » – tels sont les défis qu’il faudra probablement relever pour permettre un développement des objets de santé connectée.

 

 

Lire le Communiqué de Presse : http://www.orange.com/fr/presse/communiques/communiques-2015/Orange-Healthcare-et-la-MNH-devoilent-les-resultats-de-leur-barometre-sante-360-sur-la-sante-connectee-realise-par-ODOXA

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